Quatre types de personnes dont chaque Église a besoin
- Gertrude Joseph Emile

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Les camp-meetings sont bien plus que de simples rassemblements religieux. Ils représentent des occasions privilégiées où la foi se fortifie, les liens fraternels se développent et les cœurs se rapprochent de Dieu. Dans une atmosphère de prière, de partage et d’adoration, chacun est invité à vivre une expérience spirituelle enrichissante et transformatrice. Ces rencontres font partie intégrante de la vie et de l’héritage spirituel de l’Église adventiste du septième jour.
En Ontario, la Conférence avait autrefois l’habitude de réunir ses églises en un même lieu. Toutefois, en 2026, cette approche a évolué. Les églises sont désormais regroupées par régions et par communautés culturelles à travers la province, favorisant ainsi des rassemblements plus accessibles et limitant les longs déplacements.
C’est dans ce contexte qu’a eu lieu le Camp-meeting de l’Est de l’Ontario, réunissant des églises francophones, anglophones, hispanophones et d’autres groupes culturels religieux, les 3 et 4 juillet 2026 à Ottawa et à Cornwall. Placé sous le thème « Familles en santé, disciples en santé », cet événement a offert des moments de réflexion, de communion et de croissance spirituelle.
Marie Élia Ménard, responsable des communications de l’Église adventiste francophone d’Ottawa nous propose un compte rendu du dernier message présenté par l’invité spécial de ce camp-meeting. Découvrons-le ensemble :
« Et si la force d’une Église ne reposait pas d’abord sur ses programmes, mais sur le caractère de ses membres ? »
C’est la question marquante qui a ouvert le dernier message du pasteur Bill Roberts, directeur des ministères pastoraux de la Fédération de Washington et invité spécial au rassemblement du district de l’Est de la Conférence de l’Ontario. Au cours de sa présentation, le pasteur Roberts a identifié quatre types de croyants que Dieu désire voir se multiplier au sein de nos communautés.
Quatre modèles de croyants inspirants

Des Abigaïl.
Lorsque David, blessé dans son orgueil, s'apprêtait à se venger de l'insolence de Nabal, une seule personne s'est interposée : Abigaïl. Sans attendre la permission de son mari, elle a agi rapidement et avec discernement, apportant des provisions et des paroles sages pour désamorcer une tragédie annoncée. Elle n'a pas nié le tort commis, mais a refusé que la colère ait le dernier mot. L'Église a besoin de personnes qui savent intervenir au bon moment, apaiser les esprits avant qu'il ne soit trop tard, et choisir la paix sans pour autant fuir la vérité.
Des Barnabas.
Lorsque Paul, récemment converti, se heurtait à la méfiance d'une communauté encore marquée par ses persécutions, un seul homme a pris le risque de le présenter aux apôtres : Barnabas. Plus tard, lorsque Marc a déçu Paul en l'abandonnant en pleine mission, c'est encore Barnabas qui a choisi de lui donner une seconde chance. Son nom signifie « fils de l'encouragement » Actes 4. 36 et son ministère a consisté à croire en des gens que d'autres avaient déjà jugés. L'Église a besoin de ces regards qui voient le potentiel avant la performance et qui permettent à d'autres de se relever pour porter du fruit.
Des André.
On parle peu d'André, souvent dans l'ombre de son frère Pierre. Pourtant c'est lui qui, le premier, a amené Simon à Jésus. C'est encore lui qui, devant une foule affamée, a remarqué un jeune garçon et ses cinq pains et deux poissons, un détail que personne d'autre n'avait jugé utile de signaler. André n'a pas fait le miracle, mais sans son attention, le miracle n'aurait pas eu de matière première. Une Église a besoin de ces personnes qui remarquent les dons discrets des autres, qui font les présentations nécessaires, et qui créent des occasions où Dieu peut agir.
Des Ébed-Mélec.
Ébed-Mélec n'était qu'un simple officier éthiopien à la cour du roi. Pourtant, alors que tous détournaient le regard devant Jérémie jeté dans une citerne boueuse pour y mourir, il a été le seul à oser plaider sa cause devant le roi et à organiser son sauvetage. Son courage s'est doublé d'une attention aux détails : il a pris soin de fournir de vieux chiffons à glisser sous les aisselles de Jérémie afin que les cordes ne blessent pas sa chair meurtrie lors de la remontée. Il n'avait ni titre ni autorité particulière, seulement un cœur qui refusait l'indifférence et une attention portée au bien-être de l'autre jusque dans les petits gestes.
L'Église a besoin de personnes qui ne détournent pas le regard devant la souffrance et qui agissent avec courage et délicatesse, même quand personne d'autre ne bouge.
Lequel de ces quatre profils Dieu veut-il éveiller en nous cette semaine? Demandons-Lui de nous transformer, et osons devenir, dès aujourd'hui, l'Abigaïl, le Barnabas, l'André ou l'Ébed-Mélec que notre Église attend pour être en santé.
Un grand remerciement à Marie Elia qui a bien voulu partagé le résumé de ce Message. Qu’elle soit bénie!
Merci et à la prochaine!
Gertrude Joseph Emile
Membres des communications,
responsable du Blog EAFO



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