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Le silence qui tue: quatre principes pour le briser



Dans le dernier article publié au début de ce mois, Pasteur Jean-Pierre a parlé amplement du silence qui brise les relations familiales. Cependant, tout n’est pas fini puisque Dieu, le grand communicateur que le monde n'ait jamais connu, se propose de résoudre ce problème afin d'avoir des foyers stables où il fait bon vivre.  


Le pasteur explique que le silence n’est pas toujours paisible. Il peut parfois devenir lourd, pesant, voire destructeur. Dans un couple, une famille ou une relation proche, le non-dit s’installe souvent sans bruit, mais ses effets sont profonds : incompréhensions, blessures intérieures, distance émotionnelle. Pourtant, il est possible de briser ce silence qui étouffe et d’ouvrir à nouveau un chemin de vie, de guérison et de communion. 


En voici quatre principes essentiels : 


  1. Réapprendre à parler, même imparfaitement 




Nous savons que réapprendre à parler après un accident vasculaire cérébral nécessite souvent l’accompagnement d’un spécialiste en orthophonie. Trouver un tel professionnel peut parfois être un processus long et exigeant, selon la situation de la personne. Une fois la thérapie entamée, le langage peut s’améliorer progressivement, mais dans certains cas plus graves, ce défi peut malheureusement demeurer à vie.


Cependant, dans notre réalité quotidienne, il n’est pas nécessaire de recourir à ce type de service, car nous avons la capacité de comprendre, d’articuler et de nous exprimer sans difficulté majeure. Ce qui nous retient n’est donc pas un empêchement physique, mais bien souvent la peur, l’orgueil, la douleur ou le manque de courage.


Le pasteur nous invite simplement à faire un premier pas.


Selon le Pasteur, « briser le silence commence par un acte courageux : oser parler. Exprimer ses émotions, même de manière imparfaite ou maladroite, reste toujours préférable à un mutisme prolongé. Les mots peuvent parfois être hésitants, être fragiles ou chargés d’émotion, mais ils ont le mérite d’exister». Un « je t’aime » mal formulé, une tentative sincère d’exprimer sa douleur ou ses besoins, valent infiniment mieux qu’un silence prolongé qui creuse les fossés.


Parler, c’est ouvrir une porte à l’autre et lui permettre d’entrer dans notre monde intérieur.


  1. Pratiquer l’écoute active : un acte d’amour





Parler est essentiel, mais écouter l’est tout autant. La Bible nous exhorte : « Que chacun soit prompt à écouter, lent à parler » Jacques 1 :19. L’écoute active n’est pas une simple attente de son tour pour répondre. C’est un acte volontaire d’attention, de respect et de présence. Écouter réellement quelqu’un, c’est lui dire sans mots : « Tu comptes pour moi. Ta voix a de la valeur. Tes émotions sont importantes. » Bien souvent, une écoute sincère guérit plus profondément que de longs discours.


  1. Choisir des paroles qui bénissent


Toutes les paroles ne construisent pas. Certaines, prononcées sous le coup de la colère ou de la frustration, blessent durablement. Briser le silence qui tue implique aussi de choisir avec soin des paroles qui donnent la vie. La Bible nous invite à bannir les propos destructeurs et à privilégier des paroles empreintes de grâce :

 « Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s'il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l'édification et communique une grâce à ceux qui l'entendent.» Éphésiens 4 :29. 

Remplacer les accusations par des paroles d’amour, les reproches par une communication respectueuse, transforme peu à peu l’atmosphère d’une relation.


  1. Prier ensemble : quand les mots humains ne suffisent plus


Il arrive que les mots manquent, que la douleur soit trop grande ou que la communication semble bloquée. Dans ces moments-là, la prière devient un langage qui dépasse nos limites humaines. Prier ensemble, en couple ou en famille, ouvre un espace où Dieu agit. À genoux devant Lui, les cœurs s’adoucissent, les murs tombent et la communication est restaurée. Même lorsque nos paroles échouent, Dieu, Lui, comprend et répare.


En guise de conclusion


Le pasteur expliqu'aucun silence n’est trop figé pour Dieu. Il est capable de transformer une bouche fermée par la crainte, la douleur ou la rancœur en une source de bénédiction pour toute la maison. En Lui, la parole retrouve sa juste place : celle qui guérit, unit et redonne vie.


Briser le silence peut être difficile, mais c’est souvent le premier pas vers la restauration. Et lorsque Dieu est au centre, chaque parole devient un instrument d’amour et de transformation.


Le silence dans la famille n’est jamais neutre. Il construit des murs, il creuse des distances, il fabrique des étrangers sous le même toit. Mais la bonne nouvelle est que Dieu brise nos silences par Sa voix. Comme au jardin d’Éden, Il nous appelle encore : « Où es-tu ? ». 


Une famille qui prie ensemble, qui parle ensemble, qui écoute ensemble… est une famille qui vit.

Soyez bénis en Jésus.


Écrit par Pasteur Germain Jean Pierre


Texte adapté par Gertrude Joseph Emile

Membre du ministère des Communications EAFO

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