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Le silence qui tue


Lors d'une série de conférences sur la famille qui s'est tenue à l'Église adventiste francophone d'Ottawa au mois de septembre 2025, nous avons eu l'honneur d'accueillir un invité de marque : le pasteur des Jeunes, Germain Jean Pierre. J'ai eu la possibilité d'assister à plusieurs de ses présentations, qui se sont avérées très intéressantes et enrichissantes, et qui ont su capter mon attention. Je lui ai demandé d’en faire une série,  il a été d'autant plus heureux de les partager avec vous, les fidèles amis du BLOG EAFO.



Je vous invite à découvrir  ces messages. Une série de quatre sujets captivants autour du thème « Seigneur, restaure ma famille ». En voici le premier, intitulé : « Le silence qui tue ».


Pasteur Jean Pierre a brillamment commencé sa présentation en racontant l'histoire suivante : “En septembre 2018, le New York Times a révélé l'histoire poignante d'une famille américaine. Un jeune garçon de 15 ans a mis fin à ses jours dans sa chambre. Sur son bureau, il avait laissé une note qui disait : « Personne ne m'écoute. » Ce qui frappait les parents, c'est qu'ils vivaient dans la même maison, mangeaient parfois à la même table, et pourtant, le garçon se sentait seul, ignoré, invisible.


Le père témoignera plus tard : « Nous pensions qu'il allait bien, mais le silence avait déjà tout détruit. » Triste histoire ! Quand est- il au sein de notre famille?


  1. Des étrangers sous le même toit 


C'est un fait : la réalité de nos familles d'aujourd'hui est bien celle-ci. Nous avons la chance de pouvoir joindre le monde entier d'un simple clic sur notre téléphone portable. Mais nous n'arrivons souvent pas à parler aux personnes qui dorment dans la même maison que nous. Nous avons la chance de pouvoir communiquer avec des inconnus par le biais des réseaux sociaux. Cependant, il arrive parfois que nous restions étrangers à ceux que nous aimons le plus. Le silence, loin d'être l'absence de mots, est l'absence de connexion. Il ne fait aucun doute que lorsque la parole se fait rare, c'est toute la famille qui souffre.


De la même manière, dans nos foyers, le silence peut tuer. Car, de nombreux cœurs portent des blessures profondes à cause des non-dits, des malentendus ou des souffrances jamais exprimées… et que personne n'ose aborder.


Ce n'est pourtant pas un problème nouveau. Dès le jardin d'Éden, après le péché, ce qui s'est installé en premier, ce n'est pas la mort physique, mais un silence relationnel. Adam et Ève se sont cachés, incapables de parler, laissant la distance s'installer entre eux et avec Dieu. Mais Dieu, dans son amour infini, a brisé ce silence. Il a posé une question qui a su trouver les mots justes, celle qui vous bouleverse et vous touche en plein cœur :

« Adam, où es-tu ? » (Genèse 3:9).


Aujourd’hui encore, Dieu adresse cette même question à nos familles :« Où es-tu ? Où en est votre dialogue, votre amour, votre écoute ? »La bonne nouvelle, c’est que le silence qui détruit n’a pas le dernier mot. Par sa parole de vie, Dieu peut restaurer nos foyers, guérir les blessures cachées et rallumer la communication véritable. 


  1. Le silence : une arme invisible qui tue 


Il est évident que lorsque l'on évoque la mort, la première réaction est de chercher à comprendre les causes. Lors d'une enquête, l'enquêteur, tel un détective de renom, examine méticuleusement le lieu du crime. Il s'agit d'une étape cruciale, car c'est de là que partira son investigation pour identifier le coupable.  Ainsi, le Pasteur indique que le silence qui s'établit dans nos familles par manque de communication trouve son principal responsable.



Après le péché, Adam se cache et ne parle plus (Genèse 3:8-10). Lorsqu'il s'exprime enfin, ce n'est pas pour converser, mais pour tenir un discours accusateur à l'encontre de son épouse (Genèse 3:12). Ce schéma se répète encore aujourd'hui :


  • Le silence du mari est éloquent : il porte en lui des luttes, des angoisses, mais ne dit rien. Il s'éteint alors, mais pas sans une ultime étincelle : il explose dans un fracas de colère.


  • Le silence de la femme est lourd de sens : elle endure des douleurs, des frustrations, mais les garde enfouies jusqu'à ce que son cœur devienne sec.


  • Il est indéniable que le silence des enfants est un signal clair : ils ont décidé de ne plus partager leurs peines, car ils savent avec certitude que personne n'écoute. Il ne fait aucun doute qu'ils se tournent vers les réseaux sociaux, les mauvaises fréquentations ou même des addictions pour combler ce vide.


De cette façon,  la maison se transforme alors en un musée où l'on vit ensemble, mais où l'on ne communique plus. Un foyer sans parole, c'est comme un corps sans souffle : il a l'apparence de la vie, mais il est déjà mort de l'intérieur.

Ce texte donne une image sombre du manque de communication au sein du foyer . Y a-t-il encore de l'espoir pour nos familles ? Comment briser ce silence ? Comment Dieu va-t-il faire pour que les gens se parlent à nouveau, comme il l'a fait pour Adam et Ève ?


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Écrit par Pasteur Germain Jean Pierre

Pasteur des jeunes des Eglises francophones

de l'Est de l'Ontario 


Texte adapté par Gertrude Joseph Emile 

Membre du ministère des communications EAFO

 

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