top of page

Dieu n’abandonne jamais ses enfants


Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. 2 Corinthiens 8:2 LSG

Comment peux-tu être béni(e) quand tu ne peux pas manger à ta faim et quand tes parents ont de la difficulté à payer tes études académiques? Pourtant, je considère que toute ma vie est une bénédiction.


Souvent, nous interprétons la bénédiction de Dieu comme prospérité. Par exemple, réussir ses études, avoir un bon travail bien rémunéré, avoir la maison de ses rêves, avoir la voiture de l’année et j’en passe. Bien sûr, ce sont toutes des bénédictions. Toutefois, la bénédiction de Dieu ne s’arrête pas uniquement aux biens matériels. Elle va au-delà de ce qu’on ne pourrait imaginer.


Une histoire pas comme les autres

« Le pain ne vous y sera pas rationné et vous n'y manquerez de rien. De ses roches on peut extraire du fer et de ses montagnes du cuivre. Vous y aurez de quoi vous nourrir abondamment, et vous remercierez le Seigneur votre Dieu de vous avoir donné ce bon pays ». Deutéronome 8 : 9-10

Je suis née dans une famille de six enfants. Notre famille était modeste. Mais nous avons eu une mère courageuse, battante et un père qui plaçait sa confiance en Dieu. Peu importe les jours sombres, mon père croyait que Dieu


agirait au moment opportun.


Vous savez, c’est facile pour un adulte avec ses expériences de vie et son Dieu de déclarer « Dieu y pourvoira». Cependant, pour un enfant, c’est difficile et même très difficile d’y croire parce qu’un enfant aime le concret.

Comment un enfant peut croire en un Dieu qu’il ne voit pas, pour ensuite croire à un miracle de sa part. Tel était ma pensée. Je pensais ainsi malgré le fait que j’accompagnais souvent mon père à des activités missionnaires. J’ai déjà vu des miracles de Dieu dans la vie de plusieurs personnes guéries de certaines maladies voire mystiques.

Toutefois, cela me semblait différent lorsqu’il s’agissait d’une situation qui concernait ma famille et moi. Quand on commence à grandir, les besoins, les préjugés, la discrimination sont plus visibles parce qu’on est plus conscient de son état financier. Malgré des situations très difficiles et même invivables, mon père si fervent dans la foi chantait toujours avec joie comme si les problèmes n’existaient pas.


Le samedi matin, le cœur joyeux, il nous tenait la main en prenant le chemin de l’église, bien habillé dans son costume, ne voyant même pas nos chaussures en mauvais état.


L’expérience de mon père avec Dieu

Un jour mon père va mettre Dieu au défi. C’est là que je vais découvrir la foi de mon père et voir l’amour de Dieu pour notre famille.


Je me rappelle qu'une fois, à l’école secondaire, le directeur est entré dans la classe pour citer le nom de tous ceux qui n’avaient pas payé leur frais de scolarité pour les renvoyer de l’école. Mon nom était en tête de liste. Gênée, j'ai dû quitter la classe pour rentrer chez moi. Le pire, j’étais la seule à quitter la classe. Mes sœurs aussi, de leur école respective. Je vous laisse imaginer la suite…


Le soir arrive, mon père rentre à la maison. À la porte, nous l’accueillons avec cette mauvaise nouvelle. D’un ton confiant, il me dit: Lundi vous irez à l’école. Allons prier!



« Moi, je suis pauvre et malheureux, mais le Seigneur me témoigne son estime. Mon secours et ma sécurité, c'est toi. Mon Dieu ne tarde pas » Psaume 40 : 18

Dieu a répondu à la prière de mon père. La directrice d’une entreprise privée l’a appelé dimanche après-midi pour lui dire qu’elle avait besoin de lui pour rénover son église, si je me rappelle bien. Ensuite, elle lui a donné une avance d’argent. Non seulement, il a eu assez d’argent pour payer nos frais de scolarité, il en a eu assez pour nous nourrir. Gloire à Dieu pour son secours!


Depuis lors, je commençais à faire connaître mes besoins à Dieu sans l’aide de mes parents. Dans mon pays d’origine, on dit souvent qu’il y a un Dieu pour les malheureux. C’est vrai et j’en suis témoin.


Nos destinées dans ses mains

On dit aussi que le minutage de l’homme n’est pas celui de Dieu. Sachez que Dieu avait tenu compte du temps fixé pour nous délivrer.


Certains amis me disaient que Dieu n’est pas responsable de nos malheurs, par conséquent, tout ce qui arrive à notre vie, c’est notre destinée. Nous devons travailler pour subvenir à nos propres besoins. Si on ne peut pas prendre soin de soi par manque d’argent, ce n’est pas la faute de Dieu. C’est peut-être vrai. Toutefois, ce Dieu que j’ai appris à connaître depuis mon jeune âge a changé ma destinée et celles de mes sœurs. Il peut aussi changer la tienne si tu lui fais confiance.


En apprenant à faire confiance à Dieu, nous n’avons jamais dormi une nuit le ventre vide. Mes sœurs et moi n'avons jamais emprunté les vêtements des autres pour nous vêtir. Même si nous ne pouvions pas toujours avoir des vêtements et des chaussures neufs, nous étions toujours propres et bien habillées.


La joie malgré pauvreté

Nous avons toujours participé gaiement à toutes les activités de notre église. Cette joie ne provenait pas d’un changement de statut social, ou de la fin de nos soucis. Au contraire, plus on priait, qu’on faisait confiance à Dieu, plus les défis dans notre vie étaient de taille pour nous décourager, mais cette joie provenait de Jésus- Christ lui-même.


Pour répondre à la question d’introduction, je peux affirmer positivement en accord avec l’apôtre Paul, même dans la pauvreté, nous pouvons avoir une joie débordante et des bénédictions de Dieu en abondance.


Comme attristés, et nous sommes toujours joyeux; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs; comme n'ayant rien, et nous possédons toutes choses. 2 Corinthiens 6:10

N’est-ce pas lui qui nous a dit de ne pas nous inquiéter de quoi nous nourrir et nous vêtir (Voir Philippiens 4.6). Notre Dieu n’est pas seulement le Dieu des riches, des intellectuels ou de ceux à qui ils donnent un bon travail ou qui ont un compte en banque rempli, il tient compte aussi des malheureux.


En vous partageant tout ceci, je ne cherche pas à encourager la pauvreté. Oh! Loin de moi, cette idée. Je mets plutôt l’accent sur la confiance en Dieu quelque soit votre situation. Ne vous laissez pas abattre, ni sombrer dans le découragement. Faites confiance à votre Dieu, il vous relèvera comme il l’a fait pour Joseph, qui a passé d’une vie d’esclave, prisonnier à une vie royale.


Chers lecteurs, je vous invite à faire votre expérience avec ce Dieu bienveillant et compatissant. Ce Dieu qui n’abandonne jamais ses enfants quelque soit les circonstances. Il n’y a aucune montagne trop élevée pour notre Seigneur.



Kerline Morissaint St-Vilus

Membre de la direction du ministère des femmes d'EAFO



108 vues

Posts récents

Voir tout

Comentarios


Posts à l'affiche
Posts Récents